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Réélection de Nayib Bukele en 2024 et montée de l'extrême droite au Salvador

21/2/2025

Citer cet article (ISO-690) :
Itana ROUSSET
,  
2025
,  
Réélection de Nayib Bukele en 2024 et montée de l'extrême droite au Salvador
,  
CEDIRE.

Le contexte politique post-2024 et l’émergence de Bukele

L'ascension politique de Nayib Bukele se distingue par sa rupture avec le système bipartite qui dominait le Salvador depuis les accords de paix de Chapultepec en 1992. Ces accords avaient mis fin à douze ans de guerre civile, instaurant une alternance entre deux partis historiques : l'Alliance républicaine nationaliste (ARENA) et le Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN). Outre les accords de 1992, le contexte politique préélectoral est aussi marqué par de fortes tensions politiques avec le président de l’époque – Salvador Sanchez Céren – l’une des dernières figures vivantes du FMLN. Sa fin de mandat a été marquée par de très nombreuses polémiques qui ont profondément déstabilisé le gouvernement et ont condamné le président à exercer le pouvoir dans un “silence assourdissant”1 : autrement dit, en incapacité de répondre aux critiques et défis auxquels il était confronté. En 2019, Bukele, alors ancien maire de San Salvador et son colistier (et désormais vice-président) Félix Ulloa, fait irruption sur la scène nationale sous la bannière de son parti Nuevas Ideas (traduit en Nouvelles Idées). Présenté comme un outsider2, il promet de combattre la corruption et l'insécurité. Sa victoire de 2019, avec plus de 53 % des voix3, marque une rupture avec le statu quo. Et dès son arrivée à la présidence, Bukele n’a pas hésité à imposer son style de gouvernance en surjouant “la théâtralisation de son pouvoir”4 : appel à manifester devant l’Assemblée nationale via X (anciennement Twitter), irruption dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pour sommer les députés d’approuver un prêt dont il avait besoin pour financer ses programmes d’investissement ou encore entreprendre des réductions budgétaires afin de remodeler l'État salvadorien5.

En cinq ans, Bukele transforme le paysage politique salvadorien en consolidant son pouvoir. En 2021, son parti et ses alliés remportent une majorité écrasante au Congrès, lui permettant de contrôler les trois branches du gouvernement. Dès lors, il commence à purger les institutions de leurs contre-pouvoirs, notamment en limogeant des juges et des magistrats critiques de son administration, dont la Cour suprême. Ce processus s'accompagne d'une popularité sans précédent, largement portée par la baisse spectaculaire du taux d’homicides (2,4 pour 100 000 habitants en 2023 contre 100 meurtres pour 100 000 habitants en 2015 selon Insight Crime), conséquence directe de ses politiques sécuritaires et carcérales radicales. Dans ce contexte, l'état d'exception est instauré en 2022 permettant des arrestations massives sous couvert de lutte contre les gangs. Entre le 25 et le 28 mars 2022, le Salvador connaît la période la plus meurtrière depuis la fin de la guerre civile, en recensant un nombre record d’assassinats : 87 meurtres commis en trois jours, dont 62 uniquement le samedi 26 mars6. Face à cette flambée de violence qui choque l’opinion publique salvadorienne, le président Bukele a alors demandé à l’Assemblée nationale le décret de “l’état d’urgence” sur l’ensemble du territoire salvadorien et ce, pendant 30 jours7.

Si cette stratégie a été largement applaudie par une population lassée de l’insécurité, cela a suscité de vives critiques, notamment chez les Occidentaux, pour ses atteintes aux droits humains. Amnesty International, dans un article publié en 2022, a notamment dénoncé l’arrestation massive de milliers de personnes sur des critères arbitraires, souvent liés à une simple suspicion d’appartenance criminelle : « des milliers de personnes ont été arrêtées et sont détenues […] uniquement parce qu’elles sont considérées par les autorités comme faisant partie des individus ciblés en tant que criminels dans les discours stigmatisants du gouvernement du président Nayib Bukele : [...] tatouées, [...] accusées par un tiers d’avoir des liens avec un gang, [...] un de leurs proches appartient à un gang, [...] casier judiciaire, [...] elles vivent dans un quartier contrôlé par un gang,[...] »8.

La réélection de 2024 : vers une consolidation autoritaire

La réélection de Nayib Bukele intervient dans un climat de controverse. En effet, la Constitution salvadorienne de 1992, par l’article 154, interdit la réélection consécutive du président. Or, en 20219, la Cour suprême, remaniée par Bukele, interprète la loi de manière à permettre sa candidature pour un second mandat : la Constitution interdit la réélection mais pas une seconde candidature10. En autorisant une réélection présidentielle, cette réforme controversée redéfinit les règles du jeu démocratique au Salvador. Cependant, elle suscite aussi de vives critiques des observateurs nationaux et internationaux. En effet, elle s’inscrit dans une logique de concentration de pouvoir exécutif, judiciaire et législatif, alarmant les défenseurs de la démocratie et illustrant finalement la dérive autoritaire du Salvador de Bukele11.

Le scrutin de 2024 se déroule dans un contexte de contrôle accru des médias et d’une opposition affaiblie. La liberté de la presse au Salvador est fortement restreinte : le pays est classé 133ème sur 180 (score de 44,01) selon le Classement mondial de la liberté de la presse 2024 publié par Reporters Sans Frontières (RSF)12. Les indicateurs de RSF révèlent les pressions gouvernementales, une indépendance économique limitée des médias et des violences à l’encontre des journalistes. Les principaux médias indépendants, dont le  journal d’investigation El Faro, sont visés par des campagnes de discrédits et mesures punitives. En parallèle, le gouvernement continue d’utiliser les réseaux sociaux afin de promouvoir l’image de Bukele comme un président proche du peuple. Son parti Nuevas Ideas domine l’ensemble des institutions publiques, et la campagne électorale est marquée par une rhétorique populiste, nationaliste, et anti-gangs. Bukele continue de se présenter comme le seul garant de la sécurité face à la violence des maras, des gangs violents qui terrorisent le pays depuis des décennies en menant des politiques répressives. Ces politiques prennent source dans une longue tradition de loi restrictives : les Mano Dura Policies13. Les deux plus importantes maras sont MS13 ou Maras Salvatrucha et Barrio 1814, deux bandes rivales, implantées dans la région salvadorienne dans les années 90.  

La stratégie de Bukele lui vaut le soutien des classes populaires, qui plébiscitent ses politiques répressives agressives15, malgré les accusations de violations des droits humains. En effet, en croissance depuis les années 2000, les fameux gangs (“maras” et “pandilla” en Amérique centrale16) contrôlent une partie du territoire national : quartiers et districts dans les principales villes du pays. San Salvador, San Miguel, et Usulutan étaient sous leur coupe, conduisant certains maires à tenter de gouverner avec eux 17.  En 2010, le pourcentage de victimes de crimes de rue (délinquance, conflits de voisinage, etc.18) était de 24,2%19, au Salvador. Benjamin Moallic, dans “État d’exception : que se passe-t-il au Salvador”,  souligne que le problème central du Salvador est l’impunité. À ce titre, en 2015, 14% des homicides donnaient lieu à une investigation et sur 23 000 assassinats commis au Salvador entre 2010 et 2015, à peine 15% avaient abouti à une condamnation des coupables, soit 3 52020. Ainsi, lors de son mandat en tant que maire de San Salvador (2015-2018), Bukele avait réduit la criminalité et le niveau de violence à la capitale par la mise en place d’accords. Cette baisse lui a valu la réputation de “faiseur de miracles” sécuritaire, mise en avant durant sa campagne électorale de 2019. Pourtant, derrière ces politiques se cache une réalité plus complexe. Dès 2020, El Faro21 a  révélé des “négociations secrètes” entre le gouvernement de Bukele et les leaders des principaux gangs du pays entre 2015 et 2018, notamment MS13 et Barrio 18. Ces accords visaient à réduire les homicides en échange de promesses (amélioration des conditions carcérales) et surtout de favoriser son ascension à la présidence. La mise en place de l’état d’urgence de 2022 faisant ainsi incarcérer environ 2% de la population adulte soupçonnée d’appartenir à des gangs, a été l’une des raisons de la grande popularité de Bukele. Pourtant, depuis 2015, et le mandat de Salvador Sánchez Cerén (2014-2019), le taux d’homicide a été  divisé par deux aux moyens des Mano Dura Policies, déjà implémentées à l’époque. Mais celles-ci n’ont pas été suffisantes pour empêcher la violence du crime organisé de se propager, notamment dans le milieu carcéral. L’événement de 2022 a donc permis à Bukele et son gouvernement de se différencier de ses prédécesseurs. Si ces mesures ont été applaudies par une large majorité de la population, celles-ci ont également entraîné des abus des droits humains et citoyens des Salvadoriens. C’est le cas des arrestations arbitraires et des conditions carcérales inhumaines, notamment documentées par certaines ONG comme vu précédemment.

Finalement, le résultat est sans appel : le 9 février 2024, le Tribunal suprême électoral (TSE) a officialisé la victoire de Bukele en comptabilisant 2,7 millions des voix sur un total de 3,2 millions de votes : soit 82,66 %22 des suffrages après le dépouillement des 8 644 bureaux de vote au Salvador. Cette réélection marque un tournant vers une gouvernance de plus en plus autocratique, souvent associée à la montée de l'extrême droite dans le pays.

La montée de l'extrême droite : idéologie, pratiques et soutiens

Le gouvernement de Bukele incarne une nouvelle forme d’extrême droite en Amérique latine, caractérisée par un populisme autoritaire. Contrairement à l'ARENA, un parti de droite libéral-conservateur traditionnel qui représentait les élites économiques et militaires, Bukele s’appuie sur une stratégie populiste. Effectivement, il associe un discours anti-élite, des politiques sécuritaires répressives et une utilisation habile des réseaux sociaux comme X (anciennement Twitter).

L'un des piliers de cette montée de l'extrême droite est la militarisation de la sécurité publique. Bukele a massivement augmenté le budget de la défense, tandis que ses opérations contre les gangs ont donné lieu à l'arrestation de plus de 70 000 personnes et la construction de centres pénitenciers et notamment d’une mégaprison, le Centro de Confinamiento del Terrorismo (CECOT)23. Cette stratégie, présentée comme un succès pour la sécurité du pays, est critiquée pour ses abus et son impact sur les libertés civiles. Effectivement, ces arrestations massives et arbitraires ainsi que les détentions abusives, 105 000 détenus selon Insight Crime (2023),  incarnent la dérive autoritaire de son administration au détriment des droits humains24. En 2019, la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) avait constaté, lors de visites dans le milieu carcéral salvadorien, de mauvaises infrastructures, un manque d’hygiène, un mauvais accès à l’eau potable ainsi que des conditions sanitaires déplorables. Après la mise en place de l’état d’exception, la commission avait réitéré ces propos quant à la préoccupation sur les conditions de détention. Avant la construction des nouveaux établissements pénitentiaires, le taux d’occupation était monté à 372% en 2022 selon FESPAD25. En décembre 2023, un rapport d’Amnesty International s'alarme une nouvelle fois sur une “détérioration extrêmement préoccupante” des droits de l'homme dans le pays, soulignant “l'adoption d'une approche sécuritaire très répressive et l'affaiblissement de l'Etat de droit”26.

Soutenu par une grande partie de la population, et y compris des secteurs autrefois marginalisés, Bukele se positionne comme un chef charismatique, transgressif, au regard des codes traditionnels d’exercice du pouvoir dans le pays, voire même à l’échelle continentale27. Il n’hésite pas aussi à se faire appeler “le dictateur cool”28. Kevin Parthenay va parler d’un “leader millennial”, en raison d’une gouvernance passant par Twitter et d’un style vestimentaire à l’opposé de l’élite politique traditionnelle (jean-baskets-casquette et refuse le port de cravate au palais présidentiel) tout en usant de stratégies populistes proches de celles de leaders d’extrême droite à travers le monde. Son gouvernement utilise régulièrement des tactiques de disqualification contre ses opposants, les qualifiant de traîtres ou de criminels, renforçant ainsi un climat de polarisation extrême. L’utilisation de ce canal lui permet de contourner les médias traditionnels, souvent qualifiés d’hostiles à son administration, tout en consolidant sa communication directe avec ses partisans.

Finalement, nous observons chez Nayib Bukele une forme de populisme qui met en avant la volonté populaire comme fondement ultime de légitimité. Ce populisme s’accompagne, comme nous venons de voir, de traits caractéristiques de l'extrême droite (centralisation accrue du pouvoir, politiques sécuritaires) ainsi qu’une rhétorique souvent virulente à l’égard des opposants et des institutions critiques.

Impact régional et international : vers une contagion autoritaire ?

La réélection de Nayib Bukele dépasse les frontières salvadoriennes et alimente une dynamique inquiétante en Amérique centrale et dans le Triangle du Nord en particulier. Son modèle de gouvernance influence d’autres dirigeants et leaders populistes de la région.  Au Honduras29, la présidente Xiomara Castro a instauré en décembre 2022 un “état d’exception partiel”, rappelant les politiques sécuritaires de Bukele. Cette décision avait été motivée par une montée de la violence des gangs (MS13), ainsi que par une grève des chauffeurs de transports publics excédés des rackets par les maras. Ce sont 20 000 membres des forces de sécurité mobilisés pour opérer des arrestations sans mandat. Toujours inspirée par Bukele, la présidente a promis la construction d’une prison de haute sécurité sur les îles Swan, archipel inhabité dans la mer des Caraïbes, visant à enfermer 2 000 membres de bandes criminelles. Le Comité national des droits humains (CONADEH) avait averti que cet état d’exception “ne doit pas être une carte blanche pour des abus de pouvoir”30. Au Guatemala, le pays est aussi marqué par la violence des gangs. L’influence de Bukele a marqué l’élection présidentielle de 2023 et a vu plusieurs candidats s’inspirer ouvertement du modèle sécuritaire salvadorien. Zury Rios, candidate d’extrême droite et fille de l’ancien dictateur Efrain Rios Montt (1982-1983), a exprimé son admiration pour Bukele, saluant “le courage et le caractère” de celui-ci face à l’insécurité. Cette déclaration a renforcé sa posture autoritaire et répressive. Une autre candidate de premier plan, Sandra Torres a promis la construction de méga-prisons, imitant les projets de Bukele comme le CECOT et centrant sa campagne sur la lutte contre les bandes criminelles. Celle-ci a repris des éléments rhétoriques et symboliques inspirés de la politique du “poing de fer” (mano dura)31.

Cependant, la communauté internationale exprime des inquiétudes face aux dérives autoritaires. Les États-Unis, pourtant alliés stratégiques du Salvador, ont critiqué à plusieurs reprises les atteintes à l'État de droit et les violations des droits humains concernant la lutte antigang. En dépit de ces critiques publiques, Washington a récemment adopté une position plus ambiguë. La délégation américaine,  lors de la réélection de Bukele illustre un changement d’attitude, s’expliquant en partie par des considérations électorales. En effet, les nombreux Salvadoriens vivant aux Etats-Unis soutiennent massivement Bukele, constituant ainsi un électorat clé. Aussi, les résultats obtenus par Bukele sur des questions prioritaires pour Washington comme la lutte contre le crime organisé ne peuvent être ignorés. Bien que la baisse de la violence n’ait pas encore entraîné une diminution des flux migratoires vers les Etats-Unis, certains analystes considèrent que cette stratégie pourrait, à terme, favoriser des retours au pays. En optant pour des critiques plutôt que des dénonciations ouvertes, Washington semble avoir abandonné la voie de l’opposition frontale à un régime jugé populaire mais autoritaire. Dans ce contexte, Bukele exploite habilement cette reconnaissance tacite pour renforcer sa légitimité, affirmant haut et fort que son régime bénéficie d’un soutien unanime à l’échelle internationale32 33.

Conclusion

Finalement, la réélection de Nayib Bukele en 2024 illustre un moment décisif pour le Salvador tant sur le plan national que régional. À travers ses politiques sécuritaires controversées, son utilisation habile des outils numériques et sa capacité à remodeler les institutions en sa faveur, Bukele a consolidé une gouvernance autoritaire qui suscite à la fois l’admiration et l’inquiétude. Ce phénomène caractérisé par une dérive populiste et une montée de l’extrême droite, reflète des tendances politiques observées dans d’autres États d’Amérique latine. En faisant le choix d’une stratégie centrée sur la répression et la militarisation, Bukele a su capitaliser sur une demande populaire de sécurité et de stabilité, au prix d’importantes atteintes aux libertés fondamentales. Il a, non seulement redéfini le paysage salvadorien mais aussi, a renforcé un modèle de gouvernance où l’efficacité sécuritaire prime sur les principes démocratiques. Mais, une question se pose : jusqu’où peut aller ce type de gouvernance sans que les abus de pouvoir, les tensions sociales ainsi que la crise des droits humains n’affectent son efficacité ? Enfin, comme vu dans l’article, la trajectoire du Salvador sous Bukele traduit un défi plus grand pour la région et la communauté internationale. À l’heure où les populismes autoritaires gagnent du terrain, le cas salvadorien offre un miroir de notre époque : cela souligne les limites des systèmes démocratiques à répondre aux attentes des citoyens tout en révélant les risques de leur détournement. Face à cet enjeu, il devient primordial de réfléchir aux moyens de renforcer les institutions, de promouvoir une sécurité respectueuse des droits humains et de repenser les approches politiques dans un monde où l’équilibre entre autorité et liberté reste fragile.

[1] Parthenay, K. (2020). L’élection de Nayib Bukele au Salvador : le produit transgressif d’une élection normale. sciencespo.hal.science. https://doi.org/10.25647/etudesduceri.245-246.12.

[2] Mila-Maldonado, J.A., Lara-Aguiar, J.A., Carrasco-Muro, C.D., & Narváez-Ruiz, E.E. (2022). Construcción política de Nayib Bukele en Twitter en el contexto del COVID-19. Universitas

[3] Núñez, I. M. (2020). Elecciones presidenciales en El Salvador 2019 : la derrota del FMLN y un nuevo gobierno con Nayib Bukele. Anuario Latinoamericano – Ciencias Políticas Y Relaciones Internacionales, 9, 173. 

[4] Moallic, B. (2022). Nayib Bukele ou la politique de la désarticulation. IdeAs, 19. https://doi.org/10.4000/ideas.12618.  

[5] Ibidem.

[6] Moallic, B. (2022) . État d’exception : que se passe-t-il au Salvador ? Amérique latine, N° 1(1), 143-157. https://shs.cairn.info/revue-amerique-latine-2022-1-page-143?lang=fr

[7] Ibidem.

[8] Amnesty International. (2022, 7 juin). Salvador. Le président Nayib Bukele plonge le pays dans une crise des droits humains trois ans après son arrivée au pouvoir. https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2022/06/el-salvador-president-bukele-human-rights-crisis/ 

[9] Rfi. (2021, 4 septembre). Salvador : la Cour suprême autorise le président Bukele à se représenter. RFI. https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20210904-salvador-la-cour-supr%C3%AAme-autorise-le-pr%C3%A9sident-bukele-%C3%A0-se-repr%C3%A9senter 

[10] Maire, T. (2022). Salvador : régression démocratique et dérive autoritaire. sciencespo.hal.science. https://doi.org/10.25647/etudesduceri.259-260.05.  

[11] Ibidem.

[12] Salvador. (s. d.). RSF. https://rsf.org/fr/pays-salvador 

[13] Holland, A. C. (2013). Right on Crime?: Conservative Party Politics and Mano Dura Policies in El Salvador. Latin American Research Review, 48(1), 44–67. doi:10.1353/lar.2013.0009. 

[14] Defrenet, B. (2012) . Les maras : quand le crime se diffuse pour survivre. Esprit, Août/septembre(8), 179-193. https://doi.org/10.3917/espri.1208.0179.

[15] Unidad Investigativa de El Salvador. (2022, 12 avril). Política de seguridad en El Salvador pasa de la mano dura al exceso de fuerza. InSight Crime. https://insightcrime.org/es/noticias/politica-seguridad-el-salvador-pasa-mano-dura-exceso-fuerza/ 

[16] Drouhaud, P. (2024) . Amérique Latine El Salvador et le « phénomène » Nayib Bukele. Revue Défense Nationale, N° 872(7), 246-250. https://doi.org/10.3917/rdna.872.0246.

[17] Ibidem.

[18] Ibidem.

[19] Cruz, J. M. (2011). Criminal Violence and Democratization in Central America: The Survival of the Violent State. Latin American Politics and Society, 53(4), 1–33. http://www.jstor.org/stable/41342343 

[20] Drouhaud, P. (2024) . Amérique Latine El Salvador et le « phénomène » Nayib Bukele. Revue Défense Nationale, N° 872(7), 246-250. https://doi.org/10.3917/rdna.872.0246.

[21] Moallic, B. (2022) . État d’exception : que se passe-t-il au Salvador ? Amérique latine, N° 1(1), 143-157. https://shs.cairn.info/revue-amerique-latine-2022-1-page-143?lang=fr

[22] Afp, L. M. A. (2024, 10 février). Au Salvador, la large réélection du président Nayib Bukele officialisée. Le Monde.fr. https://www.lemonde.fr/international/article/2024/02/10/salvador-la-large-reelection-du-president-nayib-bukele-officialisee_6215804_3210.html 

[23] Insider, P. (2022, 5 septembre). Salvador : the country builds giant prison complex for 40,000 gang members. Prison Insider. https://www.prison-insider.com/en/articles/salvador-the-country-builds-giant-prison-complex-for-40-000-gang-members 

[24] Moallic, B. (2022) . État d’exception : que se passe-t-il au Salvador ? Amérique latine, N° 1(1), 143-157. https://shs.cairn.info/revue-amerique-latine-2022-1-page-143?lang=fr

[25] Informe anual sobre violaciones a derechos humanos  durante el estado de excepción en El Salvador. (2023). Consulté le 5 janvier 2025, à l’adresse https://enfoca.org/web/wp-content/uploads/2023/04/Informe-anual-sobre-violaciones-a-DDHH-durante-el-estado-de-excepcio%CC%81n-en-ES.-Marzo-2023.pdf 

[26] Ferrier, R. (2024, 11 mars). L’Amérique latine menacée par la “bukélisation”, la nouvelle dérive autoritaire répressive venant du Salvador. Le Nouvel Obs. https://www.nouvelobs.com/monde/20240311.OBS85551/l-amerique-latine-menacee-par-la-bukelisation-la-nouvelle-derive-autoritaire-repressive-venant-du-salvador.html 

[27] Parthenay, K. (2020). L’élection de Nayib Bukele au Salvador : le produit transgressif d’une élection normale. sciencespo.hal.science. https://doi.org/10.25647/etudesduceri.245-246.12 

[28] Cherigui, N. (2024, 29 décembre). Autoritaire mais populaire : Nayib Bukele, un président en guerre contre les gangs du Salvador. Le Figaro. https://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/autoritaire-mais-populaire-nayib-bukele-un-president-en-guerre-contre-les-gangs-du-salvador-20241228?msockid=2d9c65ebf1ec6f7a3b897620f0876e2f 

[29] Coisplet, N. (2022, 7 décembre). “État d’exception” au Honduras : Xiomara Castro dans les pas de Nayib Bukele ? Courrier International. https://www.courrierinternational.com/article/gangs-etat-d-exception-au-honduras-xiomara-castro-dans-les-pas-de-nayib-bukele 

[30] Ibidem.

[31] Ferrier, R. (2024b, mars 11). L’Amérique latine menacée par la “bukélisation”, la nouvelle dérive autoritaire répressive venant du Salvador. Le Nouvel Obs. https://www.nouvelobs.com/monde/20240311.OBS85551/l-amerique-latine-menacee-par-la-bukelisation-la-nouvelle-derive-autoritaire-repressive-venant-du-salvador.html 

[32] Montoya, A. (2024, 11 juin). Salvador : la volte-face des Etats-Unis sur le régime autoritaire de Nayib Bukele. Le Monde.fr. https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/11/salvador-la-volte-face-des-etats-unis-sur-le-regime-autoritaire-de-nayib-bukele_6238583_3232.html 

[33] García, J. (2022, 24 septembre). Adulé dans son pays, le président salvadorien Bukele est devenu un paria à l’international. Courrier International. https://www.courrierinternational.com/article/paradoxe-adule-dans-son-pays-le-president-salvadorien-bukele-est-devenu-un-paria-a-l-international

Réélection de Nayib Bukele en 2024 et montée de l'extrême droite au Salvador

En 2024, Nayib Bukele est largement réélu à la présidence du Salvador avec 82% des voix, un événement marquant dans la politique nationale et régionale. Si son élection initiale en 2019 avait déjà témoigné d’une rupture avec les partis traditionnels, sa réélection s’inscrit dans un contexte où le paysage politique salvadorien est redéfini par un renforcement du pouvoir exécutif et des controverses autour de l’évolution démocratique du pays. Depuis son arrivée au pouvoir, Bukele a mis en place des politiques de sécurité répressives, appelées mano dura policies. Celles-ci suscitent une approbation populaire élevée malgré une préoccupation croissante sur la dérive autoritaire de son administration. Ce phénomène rappelle les dynamiques observées dans d’autres pays d’Amérique latine, tels que le Venezuela et le Nicaragua, où des gouvernements populistes ont également consolidé leur pouvoir au détriment des normes démocratiques. Cette situation soulève une question clé : comment la réélection de Bukele reflète-t-elle la montée de l’extrême droite au Salvador ?
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