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« La CAN de l’hospitalité » : records, soft power et répercussions économiques

Citer cet article (ISO-690) :
Amine RHERBAOUI
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2025
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« La CAN de l’hospitalité » : records, soft power et répercussions économiques
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CEDIRE.

La CAN 2024 en Côte d'Ivoire : Un catalyseur de soft power et de développement économique sur le continent africain

La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) organisée en Côte d'Ivoire a dépassé toutes les attentes, établissant de nouveaux records d'audience tout en renforçant les relations entre États partenaires. Grâce à une stratégie de communication innovante, la Confédération africaine de football (CAF) et le Comité d’organisation de la compétition, le COCAN, ont su captiver le continent en invitant des influenceurs pour partager les coulisses de l'événement. La CAN n’a pas seulement été un triomphe sportif, mais aussi un puissant symbole d'unité nationale et un levier de soft power pour la Côte d'Ivoire, avec des potentielles retombées économiques notables pour le pays hôte. Dans cette dynamique, il est essentiel de se demander dans quelle mesure l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) a-t-elle permis à la Côte d'Ivoire de renforcer ses relations diplomatiques avec ses partenaires internationaux et à quel point un développement économique durable au niveau national peut-il s’avérer effectif ?

Afin de mieux comprendre les causes et conséquences de cet engouement sans précédent pour une compétition africaine, cet article entreprendra d’abord d'analyser la portée médiatique et diplomatique de l’évènement (I), puis d’aborder ce qu’on a défini comme « l’effet CAN », qui décrit l’impact sur l’économie et la politique intérieure dans un pays qui soigne les cicatrices des divisions passées (II).

I/ Comment la CAN 2024 est-elle devenue la plus suivie de l’histoire ?

1. Une CAN qui bat des records d’audience

La Coupe d’Afrique des Nations fut regardée quatre fois plus que la précédente édition . On peut expliquer ce succès médiatique par plusieurs points. D’une part, les organisateurs ont adapté l’offre pour l’ouvrir à plus de pays, en effet, les droits de diffusion ont été alloués à 180 pays. D’autre part, on peut noter l’effort de communication qui a entouré cet événement lorsque l’on décrypte le film provenant de la présidence mettant l’accent sur les émotions de cette CAN. La Confédération africaine de football et le COCAN se sont adaptés aux mutations de la communication sur les réseaux sociaux en invitant une vingtaine d’influenceurs provenant de tout le continent pour relayer les informations officielles et faire vivre la CAN de l’intérieur. L’objectif présenté est d'améliorer l’image de la Côte d’Ivoire à l’international en faisant découvrir la culture, la gastronomie, la géographie du pays ainsi que bien d’autres atouts qui sont peu mis en avant sur lequel le pays peut s’appuyer. La présence de spécialistes du tourisme, d'influenceuses dans le domaine de la mode, ainsi que de divers autres profils, témoigne de l’hétérogénéité des acteurs mobilisés pour cette occasion. Si le comportement de certains influenceurs a pu déranger et créer polémique, les cas ne sont pas légions. De plus, les organisateurs ont engagé des « influenceurs ambassadeurs » pour faire connaître la Côte d’Ivoire pendant cette CAN et qui représentaient au mieux selon eux, l’image qu’ils souhaitent renvoyer du pays.

Le recruteur de ces créateurs de contenu a pu s’exprimer sur sa sélection : « Dans l’idée, c’était de prendre des personnes qui représentent au mieux l’image de la Côte d’Ivoire par le talent, par le contenu qu’ils créent sur les réseaux et puis par la diversité de ce qu’ils pouvaient apporter au digital. Et aussi, pour nous permettre de bien faire la promotion de la compétition. »

Il est notable que les créateurs de contenu jouent désormais un rôle culturel significatif pour leur pays d'origine. Ce phénomène, relativement nouveau, peut être analysé sous différents angles. L'une des explications de cet engouement pourrait résider dans l'intérêt croissant des diasporas africaines, non seulement en Occident mais également dans des régions du monde, historiquement moins connectées au continent africain. Ce phénomène se manifeste, entre autres, par une diminution du nombre de téléspectateurs des championnats européens, un indicateur de succès d'autant plus remarquable que de telles baisses sont rares dans ces compétitions.

2/ ...et qui renforce les relations entre États partenaires

Une compétition internationale mobilise des délégations officielles de nombreux pays avec des personnalités politiques et des dirigeants venant soutenir leur équipe. Pour le pays hôte, c’est également l’occasion de tisser des liens avec des États partenaires pour évoquer des sujets économiques, de sécurité et permettre à terme la collaboration. C’est ce en quoi consiste la diplomatie sportive.

Typiquement, les rapports diplomatiques entre le Maroc et la Côte d’Ivoire se sont vus renforcés lors de cette CAN. Le pays victorieux a exprimé sa reconnaissance envers le Maroc pour avoir facilité leur retour dans la compétition. En effet, bien que déjà qualifié, le Maroc a aligné son équipe-type lors de son troisième match. En remportant son 3e match, le Maroc a permis au pays hôte de se maintenir et a donc contribué au succès de l'équipe victorieuse. Des manifestations de respect mutuel ont été observées, notamment avec un drapeau marocain brandi pendant la célébration de la victoire ivoirienne, ainsi qu'une banderole marocaine exprimant sa gratitude envers la Côte d'Ivoire pour son hospitalité. Ces images rappellent et confirment la thèse de Pascal Boniface dans Géopolitique du Sport : “Le sport, et notamment les grandes compétitions internationales, est un puissant vecteur de rapprochement entre les peuples. Il permet de transcender les différences culturelles et politiques, et favorise une meilleure compréhension entre les nations.”

Cette reconnaissance va plus loin lorsque le ministre du Tourisme et des Loisirs reçoit et félicite un influenceur marocain, Saber Chawni : « En vous recevant, je tiens à vous dire merci, au nom du gouvernement de la Côte d’Ivoire et en mon nom propre. On a suivi avec grand intérêt vos publications. Cela nous a beaucoup touché » avant d’ajouter « Cet influenceur nous a marqué au cours de cette CAN. On le reçoit aujourd’hui pour reconnaître son mérite, son engagement. Le gouvernement ivoirien est sensible à cette amitié, au respect qu’il donne à la Côte d’Ivoire. La création de contenu et des pages qu’il a mises sur la Côte d’Ivoire, mais au-delà, son attachement à la Côte d’Ivoire, à la valorisation de notre pays, sa culture, son environnement, son tourisme, sa gastronomie et, surtout, les hommes qui habitent ce territoire, les Ivoiriens eux-mêmes. Il restitue leur manière de recevoir et d’accueillir » .  

On retrouve sur les réseaux sociaux de nombreux messages de fraternité, et des scènes de liesse mêlant Marocains et Ivoiriens dans les rues d’Abidjan. Le sport est un catalyseur d’émotions et de valeurs et un moyen pour les Etats de se rencontrer dans un cadre moins formel pour discuter et avancer sur des projets communs.

II/ L’effet CAN en Côte d’Ivoire et les retombées économiques pour le pays organisateur

1/ Alassane Ouattara, grand vainqueur de la CAN

Alassane Ouattara avait fait de l’organisation de cette compétition continentale un enjeu majeur de sa présidence. Le défi était de taille : en 2014, lors de la nomination du pays en tant qu’organisateur, beaucoup étaient sceptiques quant à sa capacité à parfaire et accueillir un événement de cette ampleur. De nombreux médias nationaux ont salué l’actuel chef de l’État comme le héros qui a cru en un projet jugé impossible et qui a finalement réussi. Ce genre d’évènements sportifs glorieux sont recherchés par les régimes pour renouveler un roman national en perpétuelle évolution. Le président était en mission, les yeux du monde rivés sur la Côte d’Ivoire, son gouvernement faisait face à une pression accrue. On ne sait pas si la mise à l’écart du Premier Ministre Patrick Achi est liée au fiasco du match contre le Mali où la pluie avait révélé des problèmes de drainage et de circulation autour du stade Ebimpé.  Son successeur Robert Beugré Mambé, nommé en octobre hérita également du portefeuille de ministre des Sports, preuve s’il en est de l’importance centrale de l’événement. L’ancien ministre Paulin Danho qui occupait le poste semble avoir été limogé en raison de ces failles techniques et d’acheminement importantes. Ce fut également le cas de Mariame Yoda Koné, directrice de l’Office national des Sports qui fut remerciée alors que l’ONS avait reçu un milliard de francs CFA pour rénover cette pelouse. La mission de ce gouvernement était claire et fut rappelée par le politologue Geoffroy-Julien Kouao : « La mission à court terme de ce nouveau gouvernement est la CAN [...] Alassane Ouattara semble avoir trouvé le profil idéal pour une bonne organisation de la compétition en la personne de Robert Beugré Mambé » . En effet, ce dernier s’est forgé une solide réputation à la suite du succès de la 8ème édition des jeux de la Francophonie qu’il a organisée. “ADO” pour Alassane Dramane Ouattara a été salué par les officiels de la CAF avec à leur tête le président de l’organisation, Patrice Motsepe. Le milliardaire sud-africain s’exprimait en ces termes « Merci au président Ouattara ! C’est la meilleure [CAN] de l’histoire, 80 pays l’ont suivi, nous devons être fiers d’avoir organisé une compétition de cette qualité ».  On remarque une certaine satisfaction populaire d’une victoire sportive à la maison qui se traduit en politique par une confiance au président qu’on ne retrouvait pas avant.  Ce consensus est également partagé par la diaspora qui suit attentivement les événements. Le jour de la victoire est devenu férié dans tout le pays. Une proche du président confiait : « C’est la consécration du leadership du président. Cette CAN a révélé que les Ivoiriens appréciaient son travail, sa volonté de les unir et celle de leur redonner leur fierté » . Son surnom a été scandé dans le stade , l’opposition l’a salué tout en rappelant que l’effet CAN allait s’estomper. Elle pourrait d’ailleurs perdre des voix si l’on se fie aux interventions suivantes, d’une jeune femme « Hier j’étais idiote. Hier j’ouvrais ma bouche pour dire qu’on ne voulait pas d’ADO [Alassane Dramane Ouattara]. C’est moi qui t’ai dit qu’il n’avait pas gagné l’élection en 2010. Maintenant, c’est notre président à nous tous ! »  Alors que les tensions de 2010 sont encore dans toutes les mémoires, un sentiment de cohésion nationale s’est développé grâce au sport. L’ensemble de la classe politique l’a félicité, dans une forme d’union nationale. Jean-Baptiste Guégan, expert en géopolitique du sport pense que le président a renforcé sa stature présidentielle grâce à la victoire à la CAN dans une interview à TV5 Monde Afrique : « Tout le monde sait que l'élection présidentielle sera liée à cette CAN. Le grand gagnant est la sélection nationale, mais celui qui va en tirer profit, outre l'image du pays et son attractivité, c'est d'abord le président ivoirien. »   Dans son camp, on pense que l’impact médiatique qu’a suscité le succès de cette compétition en termes de résultat et d’organisation rend de plus en plus crédible l’hypothèse d’un quatrième mandat. Cependant, les dépenses pour la CAN sont pointées du doigt par une minorité et la victoire ne fait pas oublier le chômage et les fortes inégalités que connaît le pays.  

2/ Le sport en tant que ferment d’unité nationale

Dans une allocution suivant la victoire, le président Ouattara a déclaré : « Vous n’imaginez pas à quel point vous avez réussi à réunir les Ivoiriens, en un seul peuple, merci à vous. »

Le climat de tensions et de divisions en Côte d'Ivoire depuis les années 1990 souligne l'importance symbolique de l'unité ivoirienne à travers le sport. L'idéologie de l'Ivoirité, initialement présentée pour renforcer l'identité nationale, a souvent été utilisée pour exclure certaines ethnies et populations immigrées de la vie politique et sociale, notamment sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny. Le président Alassane Ouattara a personnellement souffert de cette discrimination, ayant été longtemps exclu de la présidence en raison d'allégations concernant sa nationalité. Ce n'est qu'en 2010, après des années de pression internationale et de négociations politiques, qu'il a pu se présenter aux élections présidentielles. Son élection a marqué un tournant significatif dans l'histoire du pays, faisant de lui le premier président ivoirien de confession musulmane. L'unité et la liesse populaire qui suivent une victoire sportive sont de puissants marqueurs de patriotisme et de combativité nationale dans un pays en quête d'unité et de stabilité à long terme. Le récit d'une compétition incertaine et les émotions qui l'accompagnent trouvent naturellement leur place dans le roman national, illustrant la résilience et l'esprit combatif des Ivoiriens. Dans Le sport, miroir de la société, le géopolitologue Pascal Boniface résume ce lien entre sport et identité nationale :  "Le sport est devenu un des grands vecteurs d'affirmation de l'identité nationale, un terrain où se joue la reconnaissance internationale des nations et des peuples." On parle de nation branding pour désigner la stratégie par laquelle un pays cherche à construire, gérer et promouvoir son image et sa réputation à l'échelle internationale, le but est d'améliorer la perception d'un pays afin d'attirer des investissements, des touristes, des talents, et d'accroître son influence culturelle et politique à l'étranger. C’est une composante majeure du soft power.

3/ Le levier économique

Organiser un événement de cette ampleur présente des opportunités économiques significatives. La Côte d'Ivoire, dont la capitale a été surnommée « la Silicon Valley africaine », voit ses investissements et son tourisme stimulés par la CAN. Accueillir 1,5 million de visiteurs étrangers requiert une logistique importante, avec une préparation incluant une augmentation des prix dans le secteur touristique. Par exemple, l'agence Loisirs Ivoire a proposé une offre spéciale CAN, tandis que les locations de voiture ont vu leurs prix doubler. L’application Afrik’CAN facilite les échanges entre locaux et touristes, enrichissant l'expérience culturelle.

Cependant, l'investissement de 1,3 milliards d’euros, principalement sous forme de dette, reste un défi à résorber. L’impact économique à long terme de la CAN devra être évalué, bien que l'événement ait permis la rénovation du système routier. Le Syndicat national des fournisseurs de l’État de Côte d’Ivoire (Synafeci) a critiqué le coût élevé de la CAN et rappelé le non-paiement d’environ 800 milliards de francs CFA. Les retombées économiques sont difficiles à mesurer, avec des estimations non confirmées de 550 millions d’euros. La mise en lumière de la culture ivoirienne, ainsi que les liens créés pour les infrastructures et au niveau diplomatique, participent à l'amélioration de l'image du pays. Les éléments du soft power, tels que définis par Joseph Nye et cités par Géoconfluences, sont pertinents dans ce contexte : « Par son prestige, par les liens qu'il a créés hors de ses frontières avec les élites et les populations étrangères, par l'attraction de son modèle culturel ou politique, par les préjugés favorables dont il jouit, a la capacité d'influencer les autres nations, d'obtenir, par la cooptation, des résultats stratégiques en sa faveur, de définir l'agenda politique à l'international. »

Comme l’a souligné Alassane Ouattara sur l’un de ses réseaux sociaux, les cadres et bénévoles de la logistique, de l’accueil, de l’hôtellerie et du tourisme ont acquis une expérience précieuse grâce à cette CAN. L’économiste Yao Seraphin Prao décrit pour Le Monde cette opportunité économique : « Cela va booster l’activité des commerçants, les zones industrielles vont redoubler d’ardeur et de créativité pour fabriquer des produits dérivés à l’effigie des stars. Cela va profiter aux hôteliers et aux restaurateurs, qui ont pour beaucoup réhabilité leurs établissements. Il va y avoir des créations d’emplois dans le transport et le tourisme. Et à moyen terme, cela va doper la croissance ».   Cependant, ces avancées peuvent être comparées aux désagréments causés par l'événement : embouteillages, absentéisme au travail, quartiers bouclés. Cette activité intense pourrait alimenter l’inflation selon l’économiste Séraphin Prao. Un autre point de débat concerne la répartition des gains réalisés, le pays organisateur bénéficiant des recettes de la billetterie et des droits d’image, tandis qu’une part importante revient à la CAF, qui les redistribue ensuite non pas exclusivement à la fédération ivoirienne, mais à l'ensemble des fédérations nationales.

Conclusion :

La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2024 en Côte d'Ivoire représente bien plus qu'un événement sportif majeur. Elle a célébré le football africain dans toute sa splendeur et sa diversité. Au-delà des matchs et des moments de gloire, la compétition a été un catalyseur de changement et de développement pour le pays hôte, mettant en avant les bonnes relations entre États et peuples africains, tout en consolidant la stabilité nationale. L'organisation avait pour objectif de faire de cette édition « la meilleure CAN de l'histoire » grâce à des actions concrètes. Les retombées médiatiques et l'enthousiasme populaire ont renforcé l'image de la Côte d'Ivoire sur la scène internationale, même si les bénéfices économiques à long terme restent à évaluer. Cependant, cette édition a été marquée par des défis et des controverses : les problèmes de billetterie pendant la compétition et la question des « éléphants blancs » à éviter à moyen terme. Les records d'audience, la coopération entre États partenaires, et le renforcement des relations diplomatiques ont souligné l'impact positif général de la CAN au-delà des terrains de football. La compétition a célébré la diversité culturelle et l'unité africaine, permettant aux Ivoiriens d'exprimer leur fierté nationale et leur solidarité avec les autres peuples du continent. La CAN a bien eu un rôle décisif pour l’aspect diplomatique avec un renforcement de liens, notamment avec le partenaire marocain. En termes de diplomatie sportive, le pays s’est placé comme un interlocuteur de premier plan, cela a été confirmé avec une candidature pour l’organisation du Trophée des Champions 2025 finalement attribuée à la République Démocratique du Congo.  En tant qu'organisatrice, la Côte d'Ivoire, sous la présidence d'Alassane Ouattara, a révélé l'importance stratégique et symbolique de cet événement pour renforcer la position politique et la crédibilité du gouvernement. La CAN a également offert une plateforme pour promouvoir la culture, les traditions et le potentiel économique de la Côte d'Ivoire à l'échelle mondiale. D’un point de vue économique, le résultat est plus mitigé et ne peut encore être clairement apprécié, faute de recul nécessaire. L'événement a eu un impact économique significatif en stimulant les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et du commerce, mais des incertitudes subsistent quant à la pérennité de cette dynamique. En conclusion, la CAN 2024 en Côte d'Ivoire a été un moment de triomphe pour le football africain et pour le pays hôte. Au-delà des résultats sportifs, elle a symbolisé les opportunités importantes en termes de soft power que pouvait engendrer une compétition sportive continentale pour un pays à la recherche de soft power et d’affirmation sur la scène régionale.

1. Helderal, E. (2024, 10 janvier). Les audienceshistoriques de l’édition 2024 de la CAN en Côte d’Ivoire. Booska-P. https://www.booska-p.com/sport/actualites-sport/les-audiences-historiques-de-ledition-2024-de-la-can-en-cote-divoire/

2. RFI. (2024, 9 janvier). CAN 2024 : desinfluenceurs mandatés par les organisateurs font une tournée des stades. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20240109-can-2024-influenceurs-mandat%C3%A9s-par-les-organisateurs-font-une-tourn%C3%A9e-des-stades

3. Hespress (2024,janvier), « Ces influenceurs marocains qui enflamment la toile ! » 

4. Nouaim, S.(2024, janvier). "CAN 2023 : Un célèbre influenceur marocain reçoit les honneurs du gouvernement ivoirien." H24info

5. Sawann, M. (2024, février). "Le Stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, un colosse aux pieds d’argile ?" Afrik-Foot.

6. Kouassi, L-R. (2024, octobre) “La CAN, le grand défi de Robert Beugré Mambé”, Jeune Afrique 

7. Medi1TVAfrique, Conférence de presse du président de la CAF 

8. Richard, F.(2024, mars), “En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et l’hypothèse du quatrième mandat”, Jeune Afrique 

9. Bouchenni, N. (2024, février). “La victoire à la CAN, un avantage politique majeur pour Ouattara.” TV5Monde Afrique

10. Ballanger, F. (2024, février). "Après la victoire de la Côte d'Ivoire, une joie majuscule à Abidjan." France Info

11. Richard, F. (2024, mars), “En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et l’hypothèse du quatrième mandat”, Jeune Afrique

12. Bouchenni, N. (2024, février). “La victoire à la CAN, un avantage politique majeur pour Ouattara.” TV5Monde Afrique 

13. Kouassi, L-R. (2024, janvier) “En Côte d’Ivoire, les petits business de la CAN”, Jeune Afrique 

14. Géoconfluences,“soft power” 

15. Maussion, E. (2024, février). "Quelles retombées pour la CAN en Côte d’Ivoire ?" Jeune Afrique

16. L’Equipe, (2024, juin) “Le Trophée des champions 2025 en Afrique”

« La CAN de l’hospitalité » : records, soft power et répercussions économiques

La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) organisée en Côte d'Ivoire a dépassé toutes les attentes, établissant de nouveaux records d'audience tout en renforçant les relations entre États partenaires. Grâce à une stratégie de communication innovante, la Confédération africaine de football (CAF) et le Comité d’organisation de la compétition, le COCAN, ont su captiver le continent en invitant des influenceurs pour partager les coulisses de l'événement. La CAN n’a pas seulement été un triomphe sportif, mais aussi un puissant symbole d'unité nationale et un levier de soft power pour la Côte d'Ivoire, avec des potentielles retombées économiques notables pour le pays hôte. Dans cette dynamique, il est essentiel de se demander dans quelle mesure l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) a-t-elle permis à la Côte d'Ivoire de renforcer ses relations diplomatiques avec ses partenaires internationaux et à quel point un développement économique durable au niveau national peut-il s’avérer effectif ? Afin de mieux comprendre les causes et conséquences de cet engouement sans précédent pour une compétition africaine, cet article entreprendra d’abord d'analyser la portée médiatique et diplomatique de l’évènement (I), puis d’aborder ce qu’on a défini comme « l’effet CAN », qui décrit l’impact sur l’économie et la politique intérieure dans un pays qui soigne les cicatrices des divisions passées (II).
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